mercredi 25 octobre 2017

Bernard Werber - Depuis l'au-delà

Editions Albin Michel
448 pages
22 €





Je vous ai déjà parlé de mon auteur chouchou ? Non, je ne crois pas... En voilà enfin l'occasion ! 


L'histoire :

Je me nomme Gabriel Wells. 
Je suis écrivain de romans à suspense.Ma nouvelle enquête est un peu particulière car elle concerne le meurtre de quelqu'un que je connais personnellement: Moi-même.J'ai été tué dans la nuit et je me demande bien par qui.Pour résoudre cette énigme j'ai eu la chance de rencontrer Lucy Filipini.En tant que médium professionnelle, elle parle tous les jours aux âmes des défunts.Et c'est ensemble, elle dans le monde matériel, moi dans le monde invisible, que nous allons tenter de percer le mystère de ma mort.


Mon avis :

Quel bonheur de se retrouver avec un libre de Bernard Werber entre les mains ! Les deux derniers, bien que très bons, n'étaient pas dans mon top de l'auteur. Celui-ci en revanche...
Bernard Werber renoue ici avec son style si particulier, ses intrigues mêlant science et enquêtes, ses personnages opposé mais qui s'attirent et les extraits de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu : la recette d'une lecture merveilleuse.

L'auteur nous amène une fois de plus à découvrir l'au-delà, cette fois-ci via l'échange entre un mort et une médium. Il fait également apparaître au fil du récit des personnages historiques célèbres et qui avaient clairement affirmé, à leur époque, leur vision des choses concernant la communication avec les esprits.
Le couple Gabriel / Lucy est détonnant. Lucy est le sosie d'une actrice américaine, fantasme de Gabriel. Et Gabriel est l'auteur qui a amené Lucy à s'ouvrir au monde des morts. Ils ne se sont jamais rencontrés à proprement parler puisque leur communication débute après le décès de notre personnage masculin. Leur relation et leur condition va les mener à se lancer chacun dans une enquête afin d'aider l'autre résoudre un mystère insolvable pour un mort ou pour un vivant seul. 
Chaque personnage a son caractère, sa vision de la vie et une question sans réponse qui l'empêche d'évoluer. Leur rencontre va totalement les changer et leur faire prendre conscience de beaucoup de choses. 

L'intrigue n'est pas le point fondamental de ce récit. Il y a certes une sorte d'enquête policière paranormale avec un suspens (Gabriel a t-il été assassiné, et si oui par qui ?) et une fin surprenante, mais ce n'est pas ce qui fait la force de ce livre.

Cette histoire aborde une fois encore de nombreux sujets d'ordre scientifique et explore plusieurs théories sur le paranormal. Les sceptiques pourront revoir leur jugement et les convaincus en apprendront plus sur les preuves de la vie après la mort.

Les extraits de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu, toujours en rapport avec le chapitre auquel ils font suite, sont un vrai régal. Un concentré de culture générale à l'état pur. 

Voilà ce que j'aime en lisant un Bernard Werber : m'instruire et me divertir en même temps.

De retour

Pa d'inquiétudes amis lecteurs, je ne suis pas passée de l'autre côté du miroir. Je me suis absentée pendant environ un mois pour des raisons toutes personnelles, à savoir un déménagement et une recherche d'emploi (réussie).
Alors entre la déco et les entretiens, j'avoue que je n'ai pas eu trop de temps pour la lecture et encore moins pour le blog.

Mais je compte bien me rattraper. Une lecture en un mois, je dois battre un record. Et j'espère reprendre un bon rythme assez rapidement.

Enfin bref, je suis de retour (pas pour vous jouer un mauvais tour) pour de bon alors à vos marque-pages ! 

jeudi 28 septembre 2017

Karine Giebel - Chiens de sang

Editions Fleuve / Pocket
282 pages / 253 pages
14.90 € / 6.30 €





L'histoire :

Courir; toujours plus vite. Plus loin. Fuir la mort qui plane au-dessus d'eux; oiseau de proie aux ailes gigantesques dont l'ombre les dévore déjà. Diane a choisi la fuite. D'instinct. Elle sait qu'ils sont derrière. Juste derrière. Avance minime, infime. Comme son espérance de vie, désormais. Pourtant, elle marche. Pourtant, elle veut vivre. Rémy avance. Avec le poids de la peur qui comprime son cœur. Le poids de la fatigue, comme un boulet enchaîné à ses jambes. Il devrait être ailleurs, en ce moment même. En compagnie de sa femme et de sa fille. Mais non, il est là, errant dans ces bois inhospitaliers, avec ces inconnus qui fuient comme lui. Il est devenu une proie. Rien qu'une proie. Il n'existe plus. Déjà mort. Alors, pourquoi a-t-il aussi peur? Le monde est ainsi fait, qui ne changera jamais. Les chasseurs d'un côté, les proies de l'autre.


L'extrait :

« Démonstration implacable qui brise les dernières chimères de Rémy. Même s'il a appris la cruauté humaine par la force, il ne peut se résoudre à accepter que ses semblables soient capables de ça. D'une telle horreur. Ses petits camarades, eux, paraissent moins abasourdis. Sans doute ont-ils vécu ou simplement vu des choses si dures qu'ils savent jusqu'où l'humain peut aller."


Mon avis :

Il s'agit là de mon deuxième roman de Karine Giebel. Le premier (le purgatoire des innocents) avait été un véritable coup de cœur.
Cette fois-ci pas de coup de cœur mais une lecture tout de même très plaisante.

Ce livre nous plonge dans deux histoires reliées par un infime détail et par un même sujet : la violence. 
Diane s'est trouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Un événement auquel elle va assister sera le déclencheur de réactions violentes et scellera son destin. Réactions en chaîne, dynamique de groupe, on se rendra compte que la violence est aussi contagieuse qu'une maladie.
Rémy, quant à lui, ne peut pas s'en prendre à un "mauvais coup du sort" mais véritablement à une personne (voire plusieurs), bien identifiable. Il se confrontera à la cruauté humaine telle qu'on ne peut même pas l'imaginer. 

Le point fort de ce livre est indéniablement le rythme. Nous passons 24 heures dans la peau de Diane et Rémy. Les phrases sont courtes et percutantes. Les personnages sont pris dans une course effrénée, de même que le lecteur. 

La fin apporte tout juste la bonne dose  de bonnes et de mauvaises nouvelles pour rester réaliste et en adéquation avec le reste du roman.

Ce livre très court se lit en quelques heures et ne laisse pas son lecteur indemne. 

mercredi 20 septembre 2017

Top Ten Tuesday 19/09/2017

Les 10 livres dont vous aimeriez réécrire la fin


Hum je suis pas vraiment ce qu'on peut appeler un bon écrivain donc ces réécritures vont rester totalement fictives ^^'

Et franchement, pas moyen d'en trouver 10. Si d'autres idées me viennent, je viendrai vous faire un update. Pour l'instant il faudra vous en tenir à ça.


Une lecture très récente et que j'ai beaucoup aimé mais j'adorerai une fin un chouia plus détaillée. Quelques lignes de plus seraient parfaites.


Encore une fois, l'une de mes dernières lectures. Là j'avoue je réécrirai une bonne partie du livre...


J'adore vraiment cette sage qui a bercé ma jeunesse. Mais une toute petite déception sur la fin qui ne donne pas assez d'explications à mon goût.


J'ai vraiment du mal à me faire un avis sur ce livre. Toujours est-il qu'il aurait mérité une fin tragique pour marquer les esprits. Non non, je ne suis pas une psychopathe sous prétexte que j'aime les fins tristes. Enfin je crois.


mercredi 13 septembre 2017

RL Stine - Le maître des superstitions

Editions JC Lattès
403 pages





Un roman adulte écrit par l'auteur des Chair de Poule ? Je dis oui !


L'histoire :

Lorsque Sara Morgan, ravissante étudiante d'une petite université au cœur de la Pennsylvanie, rencontre l'irrésistible Liam O'Connor, professeur de littérature et grand spécialiste des traditions folkloriques, le coup de foudre est immédiat. Très rapidement, tous deux décident de se marier.
Sara, follement amoureuse, prête à peine attention aux curieuses superstitions de Liam concernant les chapeaux sur les lits, les éternuements intempestifs ou les miroirs brisés. Et si les quatre crimes monstrueux commis aux abords du campus la perturbent un temps, la perspective d'un avenir radieux efface vite ses angoisses. Jusqu'au jour où la jeune femme découvrira, horrifiée, que Liam est l'homme d'un terrible secret...


Mon avis :

Par où commencer ? Je suis une grande fan de la série de livres d'horreur pour enfants Chair de Poule. Quand je suis tombée par hasard en bouquinerie sur ce roman pour adulte de l'auteur, j'étais folle de joie. Mais j'ai très vite déchanté...

La quatrième de couverture donne l'eau à la bouche. On s'imagine bien qu'on va avoir affaire à un tueur en série et que l'histoire sera mêlée de toutes sortes de superstitions et de croyances originales.
Ce dont on ne se doute pas, c'est que cette quatrième de couverture résume quasiment la totalité du livre...


On nous parle d'une histoire d'amour et d'un mariage presque immédiat entre Sara, notre héroïne, et le charmant professeur Liam O'Connor. Alors je l'ai attendu ce mariage. Et je l'ai attendu.... Encore... Jusqu'à la moitié du livre. Pour faire simple, pendant cette première moitié il ne se passe rien. Quelques meurtres, un amour naissant mais c'est tout. Pas très palpitant malgré l'atmosphère angoissante que l'auteur tente de mettre en place.
Qu'en est-il de la deuxième moitié ? Autant vous le dire clairement : un flop. Tout s’enchaîne rapidement en fin de roman et il n'y a pas de réelle surprise.

Pour résumer simplement j'ai été déçue. Je m'attendais à un thriller haletant et j'ai lu une histoire d'amour idiote (le coup de foudre je veux bien mais faut pas abuser) sur fond de meurtres. 
Et par-dessus tout, il y a un côté fantastique que je n'avais absolument pas venir. Le problème c'est que c'est tellement peu réaliste... L'idée de départ était bonne mais pas assez développée et bien trop prévisible.

Pas vraiment une réussite pour moi. Mais cette lecture ne changera pas l'amour que je pense à RL Stine, un auteur qui excelle dans l'horreur jeunesse et qui m'a fait frissonner toute mon enfance.

mardi 12 septembre 2017

Colleen Hoover - It ends with us

Editions Hugo & Cie
408 pages
17 €






Un nouveau livre de Colleen Hoover c'est chaque fois un grand événement. Même si la romance n'est pas mon genre de prédilection, de temps en temps ça fait du bien de lire de belles histoires. Et ce coup-ci j'ai voulu innover en écoutant le livre audio en VO.
Spoiler alerte, ce roman n'est pas une belle histoire au sens propre du terme.


L'histoire :

Lily Blossom Bloom n'a pas eu une enfance très facile, entre un père violent et une mère qu'elle trouve soumise, mais elle a su s'en sortir dans la vie et est à l'aube de réaliser le rêve de sa vie : ouvrir, à Boston, une boutique de fleurs. Elle vient de rencontrer un neuro-chirurgien, Lyle, charmant, ambitieux, visiblement aussi attiré par elle qu'elle l'est par lui. Le chemin de Lily semble tout tracé. Elle hésite pourtant encore un peu : il n'est pas facile pour elle de se lancer dans une histoire sentimentale, avec des parents comme les siens et Atlas, ce jeune homme qu'elle avait rencontré adolescente, lui a laissé des souvenirs à la fois merveilleux et douloureux. Est-ce que le chemin de Lily est finalement aussi simple ? Les choix les plus évidents sont-ils les meilleurs ? Le chemin d'une jeune femme pour se trouver et pour rompre le cycle de la violence. Est-ce que l'amour peut tout excuser ?


L'extrait :

« Tu es ma femme. Je suis supposé être celui qui te protège des monstres. Je ne suis pas supposé en être un. »


Mon avis :

Je n'en suis pas à mon premier Colleen Hoover. Et même si je ne suis pas le meilleur public en matière de romance, cette autrice a un talent certain pour toucher mon petit cœur de lectrice.Avec ce roman, pour la première fois, je suis assez mitigée.

Je pense que le thème abordé (eh ben non c'est pas moi qui vais vous le révéler, bande de curieux) est délicat à traiter. On ne le trouve pas souvent en littérature et pour cause, il n'est pas franchement joyeux et peut vite tourner au "tire-larmes".
C'est traité d'une manière assez simple dans ce roman, si tant est qu'un sujet comme celui-ci puisse être traité de manière simple. L'autrice n'en fait pas des tonnes et nous explique bien la complexité des réactions de ses personnages face à certains éventements. On se dit tous qu'à la place de Lilly on ne réagirait pas comme ça mais mis devant le fait accompli, peu d'entre nous auraient le courage de faire ce qu'elle a fait.

Malgré tout, ce qui m'a le plus dérangée ce sont justement les personnages qui j'ai trouvé trop stéréotypés. On retrouve encore une fois l'héroïne à l'aspect fragile mais qui devra se montrer forte, le beau gosse qui a peur de l'engagement, l'amour de jeunesse, la meilleure amie un peu folle-dingue... Je comprends qu'il soit difficile de s'identifier à Lilly, dont nous suivons les péripéties, mais plus que ça je ne me suis pas attachée à elle. 

Il semblerait bien que je ne sois pas très normale vu les avis dithyrambiques sur ce livre. Je me dis donc que, peut-être que je ne l'ai pas écouté au bon moment. Ou que le format audio n'était pas approprié.
Je pense donc tenter de le lire (pour de vrai, en format papier) un peu plus tard. Connaissant déjà l'histoire, je pourrai être entièrement concentrée sur les personnages et essayer de les comprendre un peu mieux.

En bref, ce n'est pour moi pas le meilleur roman de Colleen Hoover. Une jolie écriture, une histoire touchante mais des protagonistes pas assez étudiés à mon goût. 
Toutefois, je vous recommande ce livre qui ne pourra pas vous laisser indifférent et vous fera forcément vous poser la question : "à sa place, comment réagirais-je ?"

samedi 9 septembre 2017

Stéphanie S. Sanders - L'école des mauvais méchants tome 1 :Complot 1

Editions Nathan
253 pages
12.95 €




Un petit livre jeunesse de temps en temps, ça ne fait de mal à personne. 


L'histoire :

Être méchants ça s'apprend!

Élève : Rune DrexlerNiveau : Fourbe
Vous devrez exécuter les tâches ci-dessous en une semaine, soit sept jours, à partir de la nuit de la pleine lune : 
1. Kidnapper une princesse. 2. Voler un bébé. 3. Trouver un homme de main et en faire votre esclave. 4. Renverser un royaume et placer sur le trône le souverain de votre choix.
Si vous étiez amené à échouer, ne serait-ce que dans une de ces missions, vous vous verriez aussitôt exclu du Centre de Redressement pour Méchants Récalcitrants. Si vous réussissez, vous accéderez au grade de Félon. Vous avez le droit de choisir deux conspirateurs pour comploter avec vous.



L'extrait :

Je prends aussi un chausse-pieds - si vous ne le savez pas, il s'agit d'un morceau de corne (ou de bois, ou de métal) incurvé qui sert à faire entrer un gros pied dans un petit soulier. Les Méchants doivent se montrer parés à toute éventualité, leçon que l'on tire de la biographie des terribles belles-sœurs de Cendrillon, intitulée Grands pieds (à ne pas confondre avec la biographie de Berthe au Grand pied). 
Je suis sûr qu'on vous a servi la version édulcorée du conte : les belles-sœurs ne rentrent pas leurs grands pieds dans la pantoufle de verre, Cendrillon repart avec le prince, fin de l'histoire. Dans la version d'origine, les horribles belles-sœurs se coupent les orteils pour enfiler la chaussure. Morale de l'histoire : toujours avoir un chausse-pied sous la main."

Mon avis :

Dans ce livre, on suit Rune (le fils d'Obscuro, le directeur de l'école des mauvais méchants) et ses compagnons. Rune est chargé d'un complot qu'il devra accomplir avec l'aide de deux de ses meilleurs amis : Loup Junior et la comtesse Jezebel Dracula. 
Ces trois là se sont retrouvés dans cette école, comme tous leurs camarades, parce qu'ils ont fait une bonne action (pour un méchant c'est quand même pas terrible terrible). Ils sont opposés aux véritables méchants de l'école de Morgane, avec qui ils entretiennent une certaine rivalité.

Une école pour méchants, ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus original. Mais le fait de suivre un complot, une mission de méchant en quelques sortes, donne une toute autre dimension à l'histoire. D'autres personnages que les élèves et les professeurs vont entrer en jeu.
Le complot semble à première vue irréalisable et les succès des comploteurs seront plus liés à une chance exceptionnelle qu'à leur talent en tan que méchants. Mais s'agissant d'un livre jeunesse, rien de bien grave. D'autant plus que des méchants vraiment méchants, vu le public visé, le message transmis ne serait pas au top. 

Plus que l'intrigue en elle-même, ce sont les personnages qui font vraiment l'histoire. Ils ont tous leur côté attachant et, si j'avais été enfant, je pense que j'aurai voulu à tout prix faire partie de leur bande.
Le personnage principal, Rune, ajoute un petit côté humoristique qui a fait sourire l'adulte que je suis. Des répliques cinglantes pour un petit bonhomme comme ça. Une très bonne surprise. 

Petit bémol tout à fait personnel concernant la couverture. Elle est magnifique, j'en conviens. Mais si on part du principe qu'elle représente les personnages principaux, il y a un petit couac concernant Jezebel qui est supposée être brune. A moins que je sois daltonienne, sur l'illustration elle est plutôt blonde Barbie.